« Mon limogeage au Maroc est politique » : Vahid Halilhodzic jette un pavé dans de la marre

Le technicien bosniaque Vahid Halilhodzic ne digère visiblement toujours pas son limogeage au Maroc, quelques semaines seulement avant la Coupe du monde au Qatar.  

Vahid Halilhodzic, ancien sélectionneur du Maroc  a été privé de Coupe du monde au Qatar avec les Lions de l’Atlas qu’il avait pourtant dirigés pendant toutes les éliminatoires. Lors d’une longue interview avec le média bosnien « N1 », Halilhodzic est revenu sur cette affaire affirmant cette fois que la décision de son limogeage est purement « politique ». Une déclaration qui fait beaucoup réagir les amoureux du ballon rond.

« Je vais vous dire ce qui s’est passé. Je ne voulais pas accepter que les dirigeants des fédérations de football me disent, 15 jours avant la Coupe du monde, quels joueurs joueront et lesquels ne joueront pas. Pouvez-vous imaginer que je laisse de côté un joueur avec lequel je me suis qualifié en Coupe du monde et que je prenne celui qui me crée des problèmes en permanence ? » a déclaré Vahid Halilhodzic, en faisant  référence à Hakim Ziyech qu’il avait  écarté pour des raisons disciplinaires.

Halilhodzic accuse les autorités au Maroc

En poursuivant ses déclarations, Vahid Halilhodzic accuse les autorités au Maroc d’avoir été derrière son limogeage. Ces derniers ont tenté de lui imposer des joueurs, chose qu’il a refusée.  « Ce n’est pas une question de sport. Les sponsors voulaient être les seuls à décider, les politiciens aussi. Ils ne pouvaient pas m’influencer. Cependant, ce sont eux qui décident de moi, ce sont les patrons, vous êtes un petit poisson, ils ne font que vous retirer. Certains joueurs ont essayé de me contacter parce qu’ils ne pouvaient pas s’exprimer dans les médias pour
faire des déclarations. C’est une question politique. C’est comme ça que ça marche », dit-il encore. Difficile de donner raison à l’ancien sélectionneur des Fennecs lorsqu’on sait que le Maroc a réalisé un parcours historique au Qatar sous la houlette de Walid Regragui. 

 

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