Le hache de guère entre l’actuel président de la JS Kabylie, Yazid Iarichén et l’ancien président Cherif Mellal est loin d’être enterrée. Les deux hommes continuent à échanger des accusations. 

Yazid Iarichén et Cherif Mellal reprennent leur guéguerre, 24 seulement après leur « réconciliation » qui était finalement de façade. Les deux hommes refusent toujours d’enterrer le hache de guère et disputent la présidence du club. En effet, à l’issue du match perdu à domicile par la JS Kabylie face à l’ES Sétif au stade du 1er novembre sur un score de (2-3), le président Yazid Iarichén a animé une conférence de presse et dément la réconciliation avec Cherif Mellal avant de lancer une véritable bombe, en affirmant que la JSK est prise en otage par ses actionnaires.

« Je ne suis pas réconcilié avec l’ancien présent et je ne suis pas prêt à pardonner celui qui a fait le mal à la JSK. Vous savez, la JSK est prise en otage par ses actionnaires, y compris moi. J’ai tout fait, malheureusement à chaque fois que j’ouvre un placard, il y a un cadavre qui tombe. Les membres du conseil d’administration  m’avaient dit de prendre la présidence de la SSPA et de m’aider, or ce n’est pas le cas. Je me suis retrouvé à gérer le club tout seul. Je suis prêt à partir ! Si quelqu’un est capable de prendre la relève, qui se présente, je suis prêt à lui céder la place », a tonné le président Iarichen.

Cherif Mellal répond

Pour lui répondre, l’ancien président et actionnaire de la SSPA/JS Kabylie, Cherif Mellal a animé une conférence de presse, hier dimanche avec de deux autres actionnaires, en l’occurrence Khelifa Chioukh et Rachid Kana ainsi que deux anciens joueurs à savoir Kamel Abdeslam et Kamel Marek.

Cherif Mellal a profité de l’occasion pour lancer un défi à Yazid Iarichén à démissionner de la présidence et lui céder sa place. « Il a déclaré après le match face à l’ESS qu’il est victime d’une trahison dans son conseil d’administration et qu’il ne peut plus continuer à présider la JSK. On lui dit merci d’avoir essayé et nous on accepte cette mission suicidair », déclare l’ancien président .

« On accepte la situation de l’équipe qui se trouve dans la zone rouge, l’effectif en place  et aussi les dettes qu’il va laisser. Il a déclaré lui-même qu’il veut partir, moi je lui dis qu’à partir de maintenant nous sommes prêts à reprendre le relais et on va relever le défi. On est prêts à assumer le passif et l’actif de sa gestion. Il y’a encore des hommes en Kabylie et en Algérie. La JSK a des supporters à l’échelle nationale et internationale qui sont prêts à aider leur club », a ajouté Cherif Mellal deux jours après la réconciliation de « façade » avec Yazid Iarichén.