Abdelmalek Cherrad fixe les critères du futur sélectionneur de l’Algérie

Abdelmalek Cherrad fixe les critères du futur sélectionneur de l’Algérie

Abdelmalek Cherrad suit toujours l’équipe d’Algérie malgré son retrait du football professionnel depuis plusieurs années. Dans un entretien accordé à Africafoot, l’ancien attaquant des Fennecs a critiqué les performances récentes de la sélection, notamment les problèmes défensifs, le manque d’attaquants et certaines décisions de Vladimir Petković.

Il a aussi évoqué l’avenir du poste de sélectionneur et les changements nécessaires pour améliorer l’équipe. Pour Cherrad, le profil du futur sélectionneur doit impérativement répondre aux spécificités culturelles du pays :

Avec un entraîneur étranger, la communication peut être difficile, comme avec Vladimir Petković. Je ne suis pas contre un sélectionneur étranger, mais il doit comprendre la culture et la mentalité algériennes. Des profils comme Vahid Halilhodžić, Hervé Renard ou Patrice Beaumelle peuvent réussir grâce à leur connaissance du football africain et du contexte local. Petković, en revanche, ne m’a jamais convaincu et profite encore du travail réalisé par Belmadi.

Interrogé sur les rumeurs menant à ses anciens partenaires de sélection, à l’image d’Antar Yahia ou de Karim Matmour, l’ex-attaquant appelle à la prudence et refuse de céder au sentimentalisme :

Je les apprécie beaucoup et leur souhaite beaucoup de réussite. Mais l’équipe nationale d’Algérie est une grande responsabilité qui exige de l’expérience. Il faut savoir gérer un groupe, supporter la pression populaire et mettre en place un vrai projet de jeu.

En revanche, la candidature de Madjid Bougherra trouve grâce à ses yeux. Malgré une fin d’aventure en demi-teinte avec la sélection locale, l’ancien capitaine possède, aux yeux de Cherrad, la légitimité et le vécu nécessaires pour franchir le cap de l’équipe A :

Selon moi, il mérite la sélection. Dans sa tête, son objectif est certainement de prendre un jour les rênes de l’équipe nationale. Il est plus légitime que certains noms qui circulent, car il a déjà disputé des compétitions internationales en tant qu’entraîneur, notamment le CHAN et la Coupe arabe. Il sait également gérer un vestiaire.

Dans cette même quête d’efficacité, la piste menant à Patrice Beaumelle, fort de son titre avec le MCA et de son passif sur le continent, apparaît comme une alternative pragmatique et économiquement viable face à des profils plus clinquants mais hors de portée :

Je ne le connais pas personnellement, mais on sent que c’est quelqu’un qui s’est attaché à l’Algérie. On sent également qu’il est compétent. Entraîner le Mouloudia d’Alger et le conduire au titre n’est pas simple. Il a aussi travaillé avec plusieurs sélections africaines. C’est un bon profil, probablement moins coûteux qu’Hervé Renard. Ce n’est peut-être pas un nom « bling-bling », mais nous ne recherchons pas du bling-bling. Nous recherchons avant tout de l’efficacité.

Au-delà de la simple valse des entraîneurs (incluant les débats sur un retour de Djamel Belmadi), Cherrad conclut sur un constat plus alarmant :

Il existe néanmoins un chantier beaucoup plus large. De nombreux paramètres entrent en ligne de compte. Nous ne disposons toujours pas d’un véritable centre de formation national et notre championnat reste d’un niveau très moyen. Cela fait mal au cœur, car j’ai l’impression que nous répétons les mêmes choses depuis des années. L’Algérie possède les moyens nécessaires. Ce qu’il faut désormais, ce sont des personnes compétentes pour les utiliser correctement.

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