Mondial 2026 : Khaled Lemmouchia croit en un grand parcours de l’Algérie

Les Fennecs

L’Algérie s’apprête à retrouver la scène de la Coupe du monde, après sa dernière participation en 2014 au Brésil. Pour cette édition 2026, organisée conjointement par le Canada, le Mexique et les États-Unis, les attentes sont grandes et l’enthousiasme à son comble. Les ambitions des Fennecs sont élevées, et le public espère un parcours mémorable.

Dans une interview accordée à Africafoot, Khaled Lemmouchia, ancien international algérien (27 sélections), a partagé son analyse et son optimisme quant à la participation de l’Algérie à cette prestigieuse compétition. Aujourd’hui entraîneur adjoint à l’ES Sétif, il se dit confiant dans les capacités de l’équipe nationale à réaliser un bon parcours.

En tant qu’Algérien, on est toujours confiants et optimistes. On a la possibilité de passer le cap des poules, d’en sortir, et ensuite de prendre les matchs les uns après les autres.

Cette confiance, Lemmouchia l’explique notamment par les performances récentes des Fennecs, notamment lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN) au Maroc. Selon lui, cette compétition a permis à l’équipe, menée par Vladimir Petkovic, d’évaluer son niveau réel dans un cadre officiel.

Si on analyse bien, on se rend compte que pendant les éliminatoires, on n’avait pas affronté de grandes équipes. On ne savait pas encore quel était notre réel niveau. La CAN est arrivée à point nommé, cela nous a permis de nous situer, d’identifier nos qualités, notre potentiel à améliorer, mais aussi nos défauts.

Je pense donc que cette CAN a été bénéfique. Elle a été ponctuée par un bon rassemblement durant le mois de mars. Contre l’Uruguay, il y a eu des enseignements : une défense à trois a été mise en place et c’est l’une des conséquences de la Coupe d’Afrique. Vladimir Petkovic a dû se dire qu’à trois, c’est préférable étant donné les profils que nous avons.

Lemmouchia se montre également optimiste quant aux chances de l’Algérie dans le groupe J, qui comprend l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche.

Quand vous voyez l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche, je pense qu’on est capables de rivaliser. En 2014, dans une configuration à 32 équipes, on est sortis d’une poule avec la Belgique, la Russie et la Corée du Sud. Cela montre de quoi on est capables.

Cependant, le technicien de 44 ans reste conscient des défis à relever pour espérer dépasser la performance de 2014, où l’Algérie s’était arrêtée en huitièmes de finale. Avec le nouveau format de 48 équipes, les Fennecs devront désormais passer par les seizièmes de finale avant d’espérer aller plus loin.

Ce ne sera pas comme au Brésil, vu qu’il n’y aura pas directement les 8es de finale, mais les 16es. Pour faire aussi bien qu’en 2014, il faudra donc franchir un seuil de plus. Après, comme je vous le disais, les matchs à élimination directe, c’est difficile pour tout le monde.

Pour conclure, Khaled Lemmouchia a tenu à prodiguer des conseils avisés aux joueurs qui représenteront fièrement l’Algérie dans moins de deux semaines en Amérique du Nord. Il a insisté sur l’importance de conjuguer ambition et humilité.

Il faut être ambitieux, même s’il est vrai que nous n’avons pas participé aux deux dernières Coupes du monde en Russie et au Qatar. Il va falloir revenir avec humilité, mais avec des ambitions. C’est une Coupe du monde, on sait que tout est possible et qu’il n’y a pas de petites équipes. Il faut respecter tout le monde, mais déjà commencer par se respecter soi-même. Égaler la performance réalisée au Brésil, ce serait déjà très bien.

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