Youcef Atal : Le verdict est tombé, la justice française est intransigeante

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Le verdict tant attendu pour Youcef Atal a été rendu par le tribunal correctionnel de Nice ce mercredi 3 janvier 2024. Le verdict s’est soldé par une peine de 8 mois avec sursis et une amende de 45 000 euros. L’athlète était confronté à des accusations liées à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo controversée.

Ce verdict met fin à une période d’incertitude pour Youcef Atal, mais les répercussions de cette affaire controversée continueront à influencer sa carrière et sa vie. Le tribunal l’a finalement condamné à huit mois de prison avec sursis et à 45 000 euros d’amende. L’international algérien a 10 jours pour faire appel. Le joueur devra maintenant se concentrer sur la préparation pour la CAN 2024, avec l’Algérie et décider ensuite de son sort avec l’OGC Nice.

Lors de sa première comparaison devant le tribunal niçois, Youcef Atal a été placé sous contrôle judiciaire, avec une interdiction de quitter le territoire français, sauf pour des raisons professionnelles. Il a également été condamné à verser une caution de 80 000 euros assortie d’une année de prison avec sursis. Les charges retenues contre lui étaient liées à l’apologie du terrorisme.

Le 18 décembre, lors de la comparaison précédente, le tribunal avait requis une peine de 10 mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 45 000 euros. En outre, la diffusion de la condamnation sur le compte Instagram du joueur pendant 30 jours avait été demandée. La décision avait été mise en délibéré pour le 3 janvier 2024.

L’avocat d’Atal avait plaidé la relaxe

Le tribunal a finalement retenu le chef d’inculpation de « provocation à la haine à raison de la religion ». La défense de Youcef Atal a mis en avant la réaction rapide du footballeur qui a retiré la vidéo, a présenté ses excuses, et souligné les moments difficiles traversés, tels que la garde à vue, la surmédiatisation de l’affaire, impactant ainsi sa vie et sa carrière (relégation sur le banc du groupe professionnel par le club, suspension de 7 matchs infligées par la ligue, pressions exercées sur le club pour une éventuelle expulsion de l’OGC Nice).

L’avocat de Youcef Atal avait plaidé la relaxe, pour son client. Malgré les événements défavorables, la défense a insisté sur le geste réactif du joueur et sur les lourdes conséquences subies tant sur le plan professionnel que personnel.

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