Après un parcours exceptionnel en coupe du monde 2022 clôturé en apothéose avec une belle 4e place au classement mondial, la sélection du Maroc a quitté le Qatar avec une note noire dont s’est rendu coupable, Fouzi Lekjaa, le puissant président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF). Que risque Lekjaa après son dérapage de samedi ?

En fait, le comportement du président de la FRMF a choqué tout le monde, y compris les Marocains qui ne s’attendaient certainement pas à un tel dérapage de leur puissant représentant au niveau des instances footballistiques mondiales et continentales. La vidéo montrant Fouzi Lekjaa en train d’insulter un arbitre qatari ne pouvait passer inaperçue.

En effet, même si on l’entend pas, on peut le lire sur ses lèvres. A l’occasion de la remise des médailles de bronze à la sélection de Croatie, samedi 17 décembre, à l’issue de sa victoire contre le Maroc, le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa a traité de « bâtard » le referee qatari qui a arbitré la petite finale entre le Maroc et la Croatie, en l’occurrence Abdulrahman Ibrahim Al Jassim.

Que risque le Maroc

Que risque le Maroc après ce grave écart de langage de la part d’un responsable censé être un modèle pour les jeunes ? La Fédération internationale de football (FIFA) va-t-elle réagir. L’on parle d’ores et déjà de sanction financière contre la Fédération marocaine que préside Fouzi Lekjaa. Certains évoquent même la possibilité de retirer au Maroc l’accueil de la Coupe du monde des clubs 2023 que Gianni Infantino lui a attribué et programmé du 1er au 11 février 2023. On en est encore loin pour l’instant surtout que l’Instance footballistique mondiale n’a même pas réagi verbalement à ce dérapage.