La JS Kabylie a rendu public un communiqué dans lequel le club kabyle lance un véritable cri de détresse alors qu’il s’apprête à rallier la capitale du Togo, Lomé, pour y représenter l’Algérie en Ligue des champions d’Afrique. Un cri de détresse accompagné d’une décision que l’on peut considérer comme étrange, de la part de la direction du club du Djurdjura.

La direction de la JSK dénonce ce qu’elle appelle un « étrange abandon » qui touche le club qui se retrouve « livré à lui-même, au centre de problèmes administratifs inextricables, liés notamment au blocage de son compte bancaire ». Cette situation compromet les activités du club, est-il ajouté, dans le communiqué qui précise que la JSK se retrouve, aujourd’hui considérablement, démunie de tout soutien, au moment où elle participe à la plus prestigieuse compétition continentale ».

« La JSK mérite plus d’égards et d’attention, dans un contexte caractérisé par une politique de deux poids deux mesures, où la parité et l’équité font cruellement défaut, remettant en cause le développement du football et du sport algérien de manière générale », estime encore le club le plus titré d’Algérie pour lequel, le déplacement, jeudi 6 octobre, vers la capitale togolaise se déroulera « dans une totale incertitude, aux conséquences fâcheuses ».

La JSK veut plus de considération

En fait, le club kabyle revendique « aujourd’hui plus que jamais, de la considération, à la hauteur de son emblématique et légendaire réputation ». En d’autres termes, la direction du club réclame une aide dans son problème de comptes bancaires et une aide de l’Etat similaire à celle dont bénéficient plusieurs clubs d’Algérie, notamment le CRB, le MCA et d’autres grâce aux entreprises publiques.

La direction boycotte la presse

Enfin, ce qui est étrange dans le communiqué de la JSK, c’est que toute cette situation a amené la direction du club à prendre une décision incompréhensible. Celle de « surseoir, à compter d’aujourd’hui, à tout contact ou déclaration aux médias (audiovisuels, presse écrite et électronique) », comme si les médias ont une quelconque responsabilité dans la situation administrative et financière du club. Pourtant, dans le même communiqué, la JSK précise que la décision de boycotter la presse est « motivée par des raisons qui n’engagent nullement nos amis de la presse pour lesquels le club a traditionnellement témoigné respect, considération et disponibilité ».