L’enthousiasme à l’approche de l’ouverture de la coupe du monde 2022 au Qatar se dissipe petit à petit en France. C’est le cas de le dire quand on entend chaque jour les décisions des villes françaises de boycotter ce tournoi planétaire, surtout que ce sont les plus grandes villes de l’Hexagone qui sont à l’avant-garde de ce mouvement.

En effet, la dernière ville française qui a décidé de boycotter le mondial qatari est la capitale, Paris, qui a annoncé sa décision de ne pas installer d’écran géant ni de fan zone. Cette décision intervient après celles prises par des métropoles comme Lille, Marseille, Strasbourg et Bordeaux dont les élus locaux « refusent de faire la promotion » du mondial 2022.

« Pour nous, il n’a pas été question d’installer des zones de diffusion des matchs pour plusieurs raisons : la première c’est les conditions de l’organisation de cette Coupe du monde, tant sur l’aspect environnemental que social, la seconde, c’est la temporalité, le fait que ça ait lieu au mois de décembre », a affirmé à l’AFP l’adjoint en charge du sport qui précise que « ce modèle de grands événements va à l’encontre de ce que [Paris] souhaite organiser ».

 

Toutes les grandes villes boycottent le mondial

Donc, les grandes villes de France ne vont pas installer les écrans géants pour permettre aux fans de suivre les matchs dans une ambiance de fêtes, comme lors des précédentes éditions. Il est vrai que le climat ne s’y prête pas puisque la compétition aura lieu en plein hiver, mais cela n’empêche pas les décideurs locaux de donner une couleur politique et idéologique à ces décisions. Beaucoup vont peut-être croire que ces décisions sont plutôt expliquées par la nécessité d’économiser l’énergie en pleine crise énergétique engendrée par la guerre en Ukraine.