D’une légende du football à un sélectionneur contesté et décrié, puis une condamnation à la prison ferme pour détruire définitivement son image. Rabah Madjer vit une descente aux enfers du moins incorayable en l’espace de quelques années. 

En effet, l’ancien joueur et sélectionneur des Verts, Rabah Madjer a été condamné à une peine de six mois de prison ferme et une amende de 100 000 dinars, par le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed d’Alger dans l’affaire de la publicité publique (ANEP).

Il est accusé d’avoir bénéficié de la publicitaire octroyée par l’Agence nationale de communication d’édition et de publicité (ANEP), au profit de ses deux ex-journaux quotidiens d’une manière illégale. Les deux journaux paraissaient à Oran alors qu’ils avaient cessés de paraître.

Rabah Madjer et son associé, M. Ibrahim, ont été auditionnés le 2 juin dernier et le procureur de la République de tribunal correctionnel de Sidi Mhamed avait requis contre eux une peine de 18 mois de prison ferme pour escroquerie, faux et usage de faux, usurpation d’identité et aussi pour fausse déclaration. Lors du verdict rendu ce jeudi le 9 juin, le juge a revu la peine à la baisse et a prononcé une peine de six mois de prison ferme, et une amende financière de 100 000 dinars à l’encontre de l’ancienne star du FC Port, Rabah Madjer et son associé.

Longtemps considéré comme un des meilleurs joueurs de l’histoire du football algérien, Rabah Madjer a perdu en crédibilité depuis qu’il a commencé à analyser les matches sur les plateaux de télévision. À son arrivée en sélection nationale, Rabah Madjer a essuyé de nombreuses criques suite aux mauvais résultats enregistrés par le Fennecs et ses sorties médiatiques très controversées. Cette condamnation vient donc ruiner l’image du seul algérien ayant remporté la Ligue des champions.