L’affaire du scandale sexuel qui a éclaboussé la Confédération africaine de football (CAF), en Algérie, n’a pas encore livré tous ses secrets. Le journaliste béninois, Souhounde Peperipé, officier média au sein de l’Instance africaine, a réagi aux accusations qui l’ont ciblé, après son départ précipité d’Algérie où il était chargé de couvrir le CHAN 2023.

Le quotidien arabophone El Khabar a pu prendre attache par téléphone avec le concerné qui dit ne pas comprendre ce qu’il lui est arrivé en l’espace de 48 heures. Pour lui, l’attitude de la CAF à son égard n’est pas innocente, la qualifiant même de « suspecte ». Il n’a pas manqué de faire part de sa frustration après ce qu’il s’est passé au sein de la CAF, particulièrement la Commission de discipline.

Souhounde Peperipé n’a pas pu se défendre

« Je vous assure que je ne comprends rien. Ils parlent de comportement honteux et ils me suspendent cinq années sans me donner la possibilité de me défendre ou de confronter la personne qui a porté plainte contre moi. Je ne connais pas cette personne, pas même son nom, et je ne sais pas de quoi ils parlent », affirme le journaliste béninois depuis Cotonou qui dit trouver « suspecte » la célérité avec laquelle la Commission de disciple de la CAF a examiné mon dossier, alors que de nombreux autres dossiers sont restés empilés sans qu’elle y jette un coup d’œil.

Le Maroc clairement pointé du doigt

Cependant, s’ils ne lui ont donné aucune explication à cette tempête qui l’a emporté, Souhounde Peperipé croit savoir ce qui lui est réellement reproché. Les Algériens ont célébré son anniversaire le 14 janvier et à cette occasion, l’officier média de la CAF n’a pas manqué d’affirmer que « les Algériens [l’avaient] ébloui avec l’excellente organisation du CHAN et qu’ils allaient certainement réussir dans le dossier de l’organisation de la CAN 2025 ».

Dans la même soirée, il a été apostrophé par des Marocains qui lui reprochaient sa proximité avec « leurs ennemis », surtout que la vidéo de la fête d’anniversaire a été vue plus de 2 millions de fois sur la Toile. Après cela, en 48 heures, tout a été ficelé contre Souhounde Peperipé qui s’est retrouvé suspendu cinq années pour agression sexuelle contre une ressortissante marocaine.

Incompréhension totale

Aussi, le journaliste accusé dans cette affaire a évoqué son départ précipité d’Algérie. « Ils ont changé mon billet d’avion et je suis rentré dans mon pays », a-t-il précisé, exprimant son incompréhension dans cette histoire puisqu’il n’est pas un fonctionnaire de la CAF, mais seulement un chargé de mission, donc il n’a pas le droit de vote.

« Les Marocains sont très puissants au sein de la CAF et c’est triste ce qu’il se passe pour le football africain dominé par les Marocains », a-t-il regretté, disant son incompréhension que le Maroc ne soit pas sanctionné alors qu’il a boycotté le CHAN 2023.