C’est ce dimanche 20 novembre que s’ouvrira la phase finale de la 22e édition de la coupe du monde 2022. Elle s’ouvrira au Qatar où 32 nations vont s’affronter pour décrocher le trophée planétaire que la France, détentrice en titre, remettra en jeu, avec une équipe différente de celle de 2018 et qui vient de perdre son ballon d’or Karim Benzema pour blessure.

Mais il faut dire que le grand absent de cette coupe du monde n’est autre que l’équipe d’Algérie. Cette absence a provoqué un grand traumatisme national dans ce pays où le football est une religion. Un traumatisme engendré plus par la façon avec laquelle les Fennecs ont été éliminés que par leur élimination en elle-même. Surtout que l’Algérie avait entamé avec une grande sérénité le match retour contre le Cameroun, avec un match aller remporté haut la main, près de Douala. Mais l’arbitre gambien Bakary Gassama était passé par là.

Force est de constater que ce traumatisme est toujours là, surtout à l’approche du mondial 2022. Les milliers de commentaires sur les réseaux sociaux traduisent la persistance de ce traumatisme huit mois après cette soirée fatidique du 29 mars 2022. Certains utilisent le sarcasme pour s’exprimer, notamment pour se moquer de ceux qui rêvent encore de voir l’Algérie en coupe du monde. D’autres montrent même leur « joie » après l’élimination des Fennecs, mais tout cela, c’est ce fameux traumatisme qui leur fait écrire tout et n’importe quoi.

Ce dimanche, c’est l’ouverture du mondial et ce traumatisme est visible encore sur les réseaux sociaux. En réalité, le traumatisme flottera toujours à la surface tant que ce mondial ne connaît pas sa clôture. Ce n’est pas pour rien que Djamel Belmadi a déclaré, il y a quelques temps, qu’il était pressé de voir débuter le Coupe du Monde et de la voir finir. Pour lui et pour tous les Algériens traumatisés par l’élimination amère des Verts, seule la fin du mondial qatari leur permettra de tourner définitivement la page de cet échec retentissant.