La polémique qui a éclaté après la présentation du nouveau maillot d’entraînement de l’équipe d’Algérie, tiré de l’art du zellige, allait s’estomper avant qu’elle ne connaisse un nouveau rebondissement que les Marocains ne vont pas du tout apprécier. Un nouveau rebondissement que l’on pourrait considérer comme un coup de grâce que l’équipementier des Fennecs Adidas donne aux autorités marocaines.

En effet, la marque aux trois bandes pourrait récidiver avec l’art du zellige au profit d’un club de seconde division espagnole. Le club de Grenade serait sur le point d’adopter un nouveau maillot d’entraînement qui s’inspire de l’art du zellige. Adidas devrait signer ce nouveau maillot alors que la polémique engendrée par le maillot des Fennecs n’était pas encore complètement estompée.

L’on ne sait pas si la polémique est relancée de façon préméditée ou non, mais les autorités culturelles marocaines qui s’étaient insurgées contre le maillot d’entraînement des Verts, estimant que le zellige était un patrimoine marocain, ne vont certainement pas apprécier ce nouveau coup de la part d’Adidas. Les réseaux sociaux commencent déjà bouillonner depuis la publication de l’image de la tenue de Grenade FC.

Adidas a d’abord usé de diplomatie, avant de narguer le Maroc

Pour rappel, les autorités marocaines ont dénoncé l’art du zellige intégré dans le maillot d’entraînement de l’équipe d’Algérie et ont exigé de l’équipementier allemand de le retirer, faute de quoi, une action en justice serait lancée contre Adidas. « Les motifs utilisés dans ce nouveau design comportent des représentations de l’art du zellige marocain, ce qui s’apparente à une tentative manifeste d’appropriation culturelle par le biais de votre marque », avait affirmé le Maroc dans une lettre adressée à Adidas.

L’équipementier allemand avait répondu à la polémique par un communiqué très diplomatique, rappelant que la marque aux trois bandes avait beaucoup de respect à la culture marocaine et au Maroc. Adidas n’a toutefois pas évoqué le zellige qui peut être considéré comme art andalou importé par les musulmans chassés d’Espagne après 1492. Le caractère diplomatique de la réponse d’Adidas est comme partie en mille morceaux avec la nouvelle tenue du club espagnol.