Le sélectionneur algérien Djamel Belmadi a répondu ce lundi aux attaques et aux accusations dont il a été victime après ses récentes déclarations au site officiel de la Fédération algérienne de football (FAF).

Durant cette interview, Belmadi avait critiqué l’arbitrage en Afrique, accusant l’arbitre gambien Bakary Gassama d’avoir aidé le Cameroun lors de son match retour aux barrages de la Coupe du monde-2022, joué le 29 mars passé.  Ses déclarations ont fait objet des attaques de certains acteurs de football africains et même français qui ont mal interprétés les propos de l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille et Manchester City.

Touché dans son amour propre, Djamel Belmadi a tenu à répondre aux critiques et les accusations au Micro de RMC. Pour le sélectionneur, c’est par malhonnêteté qu’il y a eu une mauvaise interprétation de ses propos. «Quand tu t’exprimes avec le cœur, directement, on va se fonder sur la forme, prendre des petits mots et laisser le fond, sortir les mots de leur contexte… tout ça me conforte dans l’idée de ne pas m’exprimer. Les propos qui ont fait polémique, c’est 3 minutes sur 50. Des fois, il faut faire preuve d’un peu plus de déontologie journalistique et éviter de sortir les mots de leur contexte parce que ça peut créer de l’ambiguïté ou du mal entendu. À ce niveau là, qui concerne des nations, on ne doit pas être trop léger ou inattentif dans l’analyse des propos».

Belmadi répond à Gassama

Concernant ses déclarations contre l’arbitre gambien, Bakary Gassama, Belmadi affirme que ses propos ont été déformés par des gens malhonnêtes.  «Je ne dis pas qu’il faut le tuer, mais il ne faut pas le laisser tranquille, c’est pire qu’un hagar». «Ce n’est qu’une expression! C’est comme si l’on disait «c’est bon, je n’ai tué personne». C’est exactement dans cette lignée. Bien sûr que nous sommes contre la violence.»

Belmadi enfonce l’arbitrage africain

Il revient encore sur le niveau d’arbitrage en Afrique et l’incident qui a eu lieu à l’aéroport le 30 mars lorsqu’il a croisé Bakary Gassama. « Je n’ai aucun espèce de souci à reconnaître des erreurs si c’est ce que l’on veut me faire dire (sur ses propos relatifs à Gassama). Moi, c’est le fond qui m’intéresse, comment faire progresser notre arbitrage.Vous vous rappelez quand Thierry Roland avait dit «vous êtes un salaud»? Il a parlé avec son cœur, c’est le football. Moi, je lui ai dit ce que je pensais à cet arbitre là, parce que je pensais qu’il nous avait lésés. Gassama était affalé dans un salon à l’aéroport, il n’a pas dit un mot quand je lui ai expliqué ce que je pensais. Le problème est profond en Afrique, le concernant et concernant l’arbitrage. Son arbitrage n’était ni moyen, ni mauvais, c’était encore d’un autre niveau!  Il était d’une froideur totale, il n’a pas dit un mot.»

Lors de son passage sur un plateau de télévision, l’ancien numéro 10 du Cameroun, Patrick Mboma, a critiqué Djamel Belmadi en déclarant que l’Algérie n’a pas de bons joueurs et que Gassama a arbitré correctement le match retour des barrages à la Coupe du monde-2022.

Belmadi répond à Samuel Eto’o

Belmadi estime que Mboma a été envoyé par Samuel Eto’o pour s’attaquer à sa personne et a tenu à leur répondre au micro de RMC. « Je ne suis pas d’accord avec Mboma lorsque il dit qu’on n’a pas des bons joueurs alors il ne faut pas se plaindre de l’arbitrage, c’est un ami on a bu du café ensemble, c’est malhonnête de partir sur un plateau et de parler de moi, c’est comme une attaque personnelle. Je n’ai jamais parlé du Cameroun ni d’Eto’o ni rien d’autres, j’avais l’impression que Mboma était envoyé sur un plateau pour dire ce genre de déclarations ».

Belmadi confirme qu’il reste

À propos de son avenir à la tête de la sélection algérienne de football, l’ancien milieu de terrain de Manchester City, confirme qu’il ne quittera pas les Verts et que c’est lui qui dirigera l’Algérie à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2023). «Je n’ai pas encore prolongé avec l’Algérie. Ce n’est pas un contrat fermé, c’est un contrat moral. Pour autant, on fera les choses pour que je ne sois pas sans contrat pour des raisons juridiques évidentes.»