Le président de la FAF est toujours en poste. Dans un entretien accordé au quotidien El Khabar, Charaf Eddine Amara revient sur plusieurs sujets et notamment le recours à la FIFA et sa vraie fausse démission. 

Jeudi dernier, Amara avait annoncé publiquement au cours d’une conférence de presse sa démission du poste de président de la FAF. Cependant, quelques jours après, il a fait machine arrière en faisant savoir que pour lui, tous les membres du bureau fédéral devaient démissionner et accepter ce cuisant échec.

Dans son entretien accordé à El Khabar, Amara a d’abord évoqué le recours introduit par la FAF au niveau de la FIFA par rapport à l’arbitrage de Gassama. « Ce sont les fautes d’arbitrage qui nous ont conduit à cette situation du moment qu’à 10 secondes près, on tenait notre qualification pour le mondial. La joie était indescriptible après le but marqué car on a réussi à le faire malgré le fait que l’arbitre nous a fait beaucoup de mal. Le coach et les joueurs étaient sous pression et au final, c’est l’arbitre qui a dicté sa loi », a-t-il assuré.

Fausse démission

Par la suite, Le président de la FAF est revenu sur sa démission et lancé quelques tacles appuyés en direction des membres du BF. « En ce qui me concerne, ma démission est effective et je ne reviendrai pas dessus. J’attends juste qu’elle soit validée par l’AG ainsi que celle des membres du bureau fédéral ». Il a ensuite ajouté « un ancien ministre que j’ai moi-même ramené dans mon bureau m’a choqué par sa prise de position. Il n’y aura aucune réunion du BF le 11 Avril. Ce sont ceux qui ont refusé la démission qui ont annoncé cette réunion ».

« J’ai décidé de ne pas remettre ma démission écrite pour couper la route aux autres membres qui ne veulent pas démissionner de leurs postes. Ils sont connus de tout le monde et se sont grillés par leurs agissements une fois que j’ai annoncé ma démission aux médias. Je vais tout faire pour leur couper la route », dit-il encore.

Les prochains jours promettent surtout qu’on parle d’une intervention du MJS pour remettre de l’ordre et donner un gros coup de pied dans la fourmilière.